mercredi 19 septembre 2007

Partie 7 : L'apres presque première fois

Lorsque je revins, il avait l'air tout penaud, comme un gamin que l'on venait de gronder...

"Désolé, c'était la première fois pour moi, je n'ai pas réussi à me retenir..." me dit-il
"la première fois que l'on te faisait une fellation ?"
"Non, la première fois tout court, je n'ai jamais fait l'amour !"

Je tombais des nues !

"Ha bin nous voilà bien ! Pour moi aussi, c'est la première fois, on est mal barré" dis-je en éclatant de rire...

Il me regarda bizarrement.

"Ce n'est pas gentil de te moquer de moi ! Comment est-ce que ça pourrait être ta première fois !?"
"Je ne moque pas de toi, je suis sérieuse ! Mais on ne peut pas vraiment dire que c'est une première fois qui casse la baraque, et je n'ai même pas perdu ma virginité..."
"Mais, c'était extraordinaire ! Tu avais l'air de..." Il avait du mal à trouver les mots pour finir sa phrase, peut-être de peur de me vexer.
"Bof, j'y suis allée au feelling" mentis-je éhontément, "Et puis comme c'était la première fois qu'une femme te touchait, c'est pour ça que ça a dû te sembler si bien..."

Je m'assis à côté de lui et nous sommes restés un petit moment en silence.

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mardi 18 septembre 2007

Partie 6 : La première fois (enfin presque) 2/2

Il avait une érection monumentale, et surprise par moi-même je décidais d'y goûter. La sensation était bizarre, mais pas du tout désagréable. Je n'éprouvais aucune difficulté, et m'y prenais visiblement bien. Il faut dire que je m'étais largement documenté sur le sujet, en prévision, même si je ne pensais pas m'y essayer si tôt. Perdue dans mes pensées et concentrée sur la technique, même si je l'entendis vaguement me demander d'arrêter, je ne compris ce qui se passait que lorsqu'il se mit à se contracter violemment et par saccade, et qu'un goût plutôt amer et désagréable emplisse ma bouche.

Durant un court instant, un haut le cœur me submergea, mais je réussis à le contenir pour pouvoir finir correctement ce que j'étais en train de faire : en effet, lors de mes pérégrinations sur internet en quête d'informations détaillées, j'étais tombée sur un forum où plusieurs mec déploraient le fait que les filles arrêtaient net leur fellation au moment de l'éjaculation, dans une discussion animée... C'est donc après quelques va-et-vient vigoureux supplémentaires que je relevais la tête la bouche pleine, complètement hagarde. Il comprit tout de suite et m'indiqua la salle de bain.

Je m'y précipitais, pour recracher l'horreur que j'avais dans la bouche. Même si maintenant j'y suis habituée et que cela ne me pose plus trop de problèmes, à l'époque, je ne m'y attendais vraiment pas, et la nausée recommençait à pointer le bout de son nez.

C'est là que je fis une erreur monumentale : me rincer la bouche avec de l'eau ! Déjà que tout ça attachait bien, l'eau ne fit qu'empirer les choses ! Ce qui restait dans ma bouche et dans ma gorge devint caoutchouteux, et la sensation encore plus désagréable !

Je maudissais intérieurement Guillaume ! Pourquoi était-ce allé si vite ? Et pourquoi n'avais-je pas fait attention à sa demande de m'arrêter ? Je lui empreintais du bain de bouche, ce qui améliora significativement les choses pour moi : un grand soulagement.

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lundi 17 septembre 2007

Partie 5 : La première fois (enfin presque) 1/2

Alors que nous nous dirigions vers chez lui, je lui pris la main. L'effet fut immédiat, du coin de l'oeil, je le vis rougir d'un coup, et se raidir complètement, et il se mit à marcher bizarrement, un peu comme un robot !

Arrivé chez lui, je ne tenais plus. A peine eut-il fermé la porte que je l'enlaçais et commençais à l'embrasser. Il avait lui aussi l'aire d'être tout feu tout flamme : je sentais en lui comme une assurance nouvelle le submerger !

Il déboutonna mon chemisier, dégrafa tant bien que mal mon soutien gorge (heureusement pour lui, j'en avais spécialement choisi un facile à enlever au cas où), et commença à me caresser les seins.

J'étais tellement excité que quand il glissa sa main sous ma jupe, je faillis avoir un orgasme en sentant ses doigts se poser sur mon sexe à travers ma culotte ! Il a fallais que je reprenne les choses en main...

Lors de notre pelotage mutuel, il nous avait naturellement dirigé vers sa chambre et nous étions à côté du lit.
Tandis qu'il continuait de m'embrasser et de promener ses mains sur mon corps, je déboutonnais son jean avec difficulté. Une fois que cela fut fait, je le poussais sur le lit pour qu'il s'y assoit, et je lui retirais son jean et son boxer d'un seul geste.

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mardi 11 septembre 2007

Partie 4 : Guillaume et moi faisons connaissance

Le samedi en question, je me suis pointée au petit café vers 14h15. J'étais plutôt inquiète, car je n'avais reçu aucun coup de fil, ni pour confirmer, ni pour annuler le rendez-vous, et en plus de ça, j'avais zappé l'heure, la raison de mon retard. Je doutais que Guillaume soit là...

Mais je l'aperçut de loin, assis à la terrasse, l'air à la fois anxieux et dépité. Lorsqu'il remarqua mon arrivée, son visage s'illumina littéralement ! Visiblement, ma jupe courte et mon décolleté faisaient leur effet, il mit un bon moment avant de réussir à poser ses yeux sur mon visage, bien que je le voyais durement lutter intérieurement.

"Excuse moi pour le retard, tu sais comment sont les femmes." lui dis-je avec mon plus beau sourire.

Mais visiblement, j'étais toute pardonnée !
Nous sommes bien restés 2 heures à discuter ensemble au café, deux heures au bout desquelles on avaient presque l'impression de se connaître depuis une éternité. Voilà 10 minutes qu'il me parlait du manga sur lequel il travaillait en ce moment. Il voulait absolument me le faire découvrir, et me proposa de me prêter les numéros qui étaient déjà sortis.

Emballée par l'idée, enfin, surtout celle de se retrouver chez lui, rien que tous les deux, je m'empressais d'accepter !

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dimanche 9 septembre 2007

Partie 3 : La rencontre avec Guillaume

C'est la passion de Guillaume, et ma curiosité qui ont fait que nos chemins se sont croisés :
de plus en plus de gens parlaient des mangas, et ils prenaient une place de plus en plus importante dans les librairies. J'étais donc bien décidée à comprendre le pourquoi de cet engouement général...

Nous nous sommes rencontrés dans une petite librairie spécialisée. Je regardais les différents mangas disposés dans les rayons, les feuilletant, et me demandant lequel choisir pour bien commencer. J'étais plutôt perturbée par tout ça : pour commencer j'avais un peu du mal avec le noir et blanc, et en plus, la plupart des mangas étaient imprimés à l'envers !

Mon désarroi devait vraiment être perceptible, car il s'avança vers moi, sourir aux lèvres, pour me demander quel genre d'histoire je préférais. Cela me désarçonna encore plus. Qui était ce mec ? Il n'était visiblement pas un des vendeurs, alors que me voulait-il ?

"Excusez moi, je vous ai fait peur ?"
"Heu... non..."
"Je vous demandais ce que vous aimiez comme genre d'histoire pour vous aider à choisir votre premier manga, vous aviez l'air d'une poule qui a trouvé un couteau !"
"C'est délicat..." rétorquais-je mi-figue mi-raisin, ne sachant comment réagir
" Mais je suis ouverte à tout, tant que le scénario est bon. Pour moi, il faut surtout que le dessin soit clair, car j'ai du mal avec le noir et blanc"

Il s'en suivit une longue discussion sur les mangas, les différents genres, les différentes écoles... Il était visiblement passionné
Pour ma part, je repartit avec plusieurs tomes de Family Compo et de Kenshin le vagabond, ainsi que le premier tome de Blame que Guillaume ne connaissait pas, mais dont le dessin m'avait intrigué. Guillaume s'empressa d'ailleurs d'acheter tous les tomes disponibles.

"On le découvrira ensemble comme ça" clama-t-il l'air réjoui.

Il avait l'air d'un gamin, et était particulièrement attendrissant. Sa gentillesse et sa prévenance m'avaient beaucoup touché, et il m'avait bien amusée. En plus des mangas, je me suis mis d'un coup à avoir envie de découvrir ce que l'on pouvait faire avec un "mec" comme disait mes contemporaines.

"Et si l'on se tutoyait plutôt, franchement, on doit avoir quasiment le même âge ! D'ailleurs, que dirais tu que l'on se voit ce week-end, on pourra partager nos avis sur Blame, ainsi que sur les mangas que tu m'a recommandé, et peut-être pourras-tu me montrer ta collection !"

J'étais incroyablement à l'aise avec ça, bien plus que quelques minutes auparavant devant les rayonnages de mangas, mais pour Guillaume, j'eus l'impression qu'il venait de se prendre un sac de brique sur la tête !
Son visage, ainsi que les mots qui sortaient de sa bouche, étaient particulièrement confus. Cela m'amusa encore plus, et me flatta, car visiblement, même s'il ne trouvait comment réagir, l'idée lui plaisait.

Il n'avait pas fini de bégayer sa phrase incompréhensible qui me semblait être une affirmation que je lui rétorquais :
"Ecoute, on dit Samedi, à 14h au petit café à coté du magasin. C'est toi qui m'invite bien sûr. Tiens voilà mon numéro, en cas d'empêchement, appelle moi !" Et sur ce, je l'ai planté sur place, assez fière de moi.

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dimanche 2 septembre 2007

Partie 2 : Guillaume

Ce jeune homme avait 2 ans de plus que moi. Il s'appelait Guillaume. Il avait passé une grande partie de sa jeunesse au Japon, car son père y travaillait en tant que traducteur; sa mère était femme au foyer, et tous deux étaient d'origine Française.

Guillaume parlait donc très bien le Japonais, et il avait une réelle passion pour les mangas. Même s' il n'était pas très doué, il adorait dessiner, et son rêve était de faire son propre manga, malheureusement, il était encore moins capable d'en écrire le scénario que de le dessiner, mais il s'accrochait quand même.

Cependant, il avait quand même trouvé un travail en accord avec sa passion et ses capacités : il gagnait sa vie en traduisant des mangas, et il adorait ça.

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vendredi 31 août 2007

Partie 1 : Introduction

Quand j'étais plus jeune, j'étais une fille très sage. Non pas que j'étais prude, mais pour moi, les questions de l'amour, et du sexe ne s'étaient jamais posées. Je vivais dans mon monde, un peu coupé des autres...

Cela était sans doute aussi dû au fait que petite, je n'étais pas particulièrement jolie. Ni trop moche pour attirer les colibés, ni trop jolie pour attirer l'attention.

Et cela fut soutenu par une puberté qui traînait à arriver. Elle commença pour moi à l'âge particulièrement tardif de 17 ans. Et c'est là que commença aussi la destruction de mon petit univers par le changement d'attitude des gens qui m'entouraient : en effet, alors que j'étais comme invisible auparavant, désormais les garçons et les filles commencèrent à m'intégrer dans leur monde, m'extirpant par là même du mien. Les garçons par leur intrigante bienveillance à mon égard, et les filles bien au contraire, par leur méchanceté.

Il me fallut du temps pour m'habituer à tout ça, et surtout à la douloureuse séparation de mon petit cocon douillet, et c'est vers mes 19 ans que je me suis laissée séduire par un charmant garçon, pas particulièrement musclé, et un poil enrobé, pas du tout un canon de beauté sans pour autant être moche, mais dont la gentillesse ne connaissait aucune limite. Et puis moi, je le trouvais beau, n'est-ce pas ce qui compte avant tout ?

Il était impressionnant : intelligent et travailleur, il abattait une somme de travail considérable, et je ne voyais pas où il trouvait le temps de faire tout ce qu'il faisait, puisque nous passions tout notre temps ensemble.

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